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29 avr. 2014

Le Système de riziculture Intense (SRI) et la production rizicole à Madagascar

Actuellement, la pratique du SRI est l’une des stratégies du gouvernement pour accroître la production rizicole à Madagascar. Le riz concerne la quasi-totalité de la population rurale malgache. Lorsque les terrains sont fertiles, les rendements permettent de commercialiser les surplus. A Madagascar,  la production du riz concerne 87% des exploitants et représente 60% des surfaces cultivées.
Dans les années 2000, le riz, principal aliment des malgaches, a constaté un accroissement grâce à une pluviométrie suffisante. Cependant, durant cette même année, les producteurs se sont confrontés à une concurrence déloyale du riz importé et à une dégradation du mode de production dont la dégradation du faire-valoir direct vers le métayage, la vente de riz et la location des rizières. D’où, le gouvernement malgache a promu le SRI pour accroitre la production rizicole malgache. 
Visite d'une rizière
Les gains de rendement résultant du SRI sont largement abordés. En 2001, des études effectuées dans certaines régions de la grande île fait ressortir qu’en moyenne, les agriculteurs doublent leur rendement avec le SRI. La production atteint les 6,4tonnes par hectares avec le SRI au lieu de 3,4 tonnes par hectare avec les méthodes traditionnelles. Selon l’opération SRI Madagascar, en 2007, la production rizicole malgache s’élevait à 3 000 000 tonnes et ne couvrant pas les besoins nationaux. D’où, Madagascar doit importer plus de 200 000 tonnes de riz annuellement pour pallier ses besoins nationaux. Mais il y avait également des rendements en dessus de 10 tonnes à l’hectare et il a été prouvé que ces gains de rendement sont dus aux effets des pratiques associées au SRI. 
Sur ceux, l’Etat malgache entame un effort de structuration de la filière, en érigeant une plate-forme de concertation Filière RIZ pour améliorer le système de production et commercialisation. L’Etat prévoit l’extension de cet effort de gestion commune de la filière riz à toute autre filière clé de l’agriculture malgache.

30 janv. 2014

Agroécologie et changement climatiques à Madagascar


Occupant une proportion de 80% de la population active, l’agriculture est le pilier de l’économie malgache. Pourtant, ce secteur est aujourd’hui en danger. La déforestation, la surexploitation des terres, la faible productivité et l’insécurité foncière sont autant de facteurs qui contribuent à la baisse du rendement des sols et menacent la sécurité alimentaire de la grande île.
L’agriculture doit faire face aux défis du futur, au changement climatique qui menace la stabilité de la production et les revenus des populations autochtones. Certaines parties du monde, comme l’Afrique sub-saharienne, qui ont des niveaux élevés d’insécurité alimentaire et peu de moyens doivent impérativement trouver des solutions astucieuses pour s’adapter.
L'agroécologie représente une technique efficace pour le cas de Madagascar. Il consiste à fertiliser les sols qui s'appauvrissent et contribue conjointement à l'adaptation face aux changements climatiques. L’agroécologie résulte de la fusion de deux disciplines scientifiques, l’agronomie et l’écologie; c’est l’application de la science écologique à l’étude, à la conception et à la gestion d’agroécosystèmes durables. Cette technique commence à avoir de plus en plus d'ampleur à Madagascar.